<br />
<b>Warning</b>:  "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in <b>/var/www/vhosts/pierrebrihat.com/blog.pierrebrihat.com/wp-content/themes/suffusion/functions/media.php</b> on line <b>666</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in <b>/var/www/vhosts/pierrebrihat.com/blog.pierrebrihat.com/wp-content/themes/suffusion/functions/media.php</b> on line <b>671</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in <b>/var/www/vhosts/pierrebrihat.com/blog.pierrebrihat.com/wp-content/themes/suffusion/functions/media.php</b> on line <b>684</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in <b>/var/www/vhosts/pierrebrihat.com/blog.pierrebrihat.com/wp-content/themes/suffusion/functions/media.php</b> on line <b>689</b><br />
<br />
<b>Warning</b>:  "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in <b>/var/www/vhosts/pierrebrihat.com/blog.pierrebrihat.com/wp-content/themes/suffusion/functions/media.php</b> on line <b>694</b><br />
{"id":420,"date":"2009-08-28T23:07:20","date_gmt":"2009-08-28T23:07:20","guid":{"rendered":"c3b92ac8-e10f-4b63-b0c8-93b4e3af0793"},"modified":"2011-05-05T00:56:59","modified_gmt":"2011-05-04T22:56:59","slug":"le-fou-et-sa-belle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/le-fou-et-sa-belle\/","title":{"rendered":"Le fou et sa belle"},"content":{"rendered":"<p>Parti \u00e0 12h, rentr\u00e9 \u00e0 20h, parcourus 380 km dont 250 de pistes, franchis un nombre incalculable de gu\u00e9s, tomb\u00e9 4 fois (au moins, et toujours pratiquement \u00e0 l\u2019arr\u00eat), \u00e9paule gauche en compote, poignet gauche inutilisable ce soir, bleus \u00e9normes sur la jambe gauche, bonne balafre sur la droite, et lombaires explos\u00e9, journ\u00e9e hors-norme donc. Je crois que je suis d\u00e9finitivement maboul.<br \/>\nPar encore vu les photos que j\u2019ai prises mais je jette ce soir quelques impressions avant d\u2019aller voir si c\u2019est aussi beau en r\u00eave.<br \/>\nImpression donc: dur, fatiguant, stressant, impressionnant (au sens premier). Journ\u00e9e pleine d\u2019\u00e9motions. Il faudra revenir, pas seul peut-\u00eatre ou alors en prenant le temps. Aujourd\u2019hui c\u2019\u00e9tait juste pas possible. J\u2019ai bien pens\u00e9 un moment partir avec la tente et le duvet mais cela voulait dire, prendre les valises, de la bouffe, bref se pr\u00e9parer plus longuement. Il \u00e9tait tard (j\u2019avais vraiment besoin de repos apr\u00e8s la soir\u00e9e de jeudi et la journ\u00e9e d\u2019hier) donc je vais consid\u00e9rer cette journ\u00e9e comme une reconnaissance. Je reviendrais, mieux \u00e9quip\u00e9 (au niveau v\u00eatement pilote, car j\u2019ai encore pass\u00e9 la journ\u00e9e les pieds tremp\u00e9s).<br \/>\nRencontre Sveinni qui revient d\u2019un voyage avec un groupe \u00abphoto\u00bb<br \/>\nDans la plaine, pas tr\u00e8s loin de Landmannahellir, la piste est nickel, je regarde un peu le paysage et d\u2019un coup un virage \u00e0 90\u00b0, oups, gros coup de frein mais pas assez et \u2026\u00a0plouf. Vive le grand d\u00e9battement des suspensions. Je n\u2019ai toujours pas compris comment je ne suis pas tomb\u00e9, pas cal\u00e9 non plus mais bon mes voil\u00e0 les pieds dans l\u2019eau. Pour sortir, faut poussez, mettre des grosses caillasses sous la route arri\u00e8re et doucement en premi\u00e8re avancer. Dans le genre, d\u00e9but de journ\u00e9e c\u2019est pas mal !!<\/p>\n<p>Enfin, je reprends la piste direction Domadalur puis apr\u00e8s le croisement qui va \u00e0 Landmannalauger (que j\u2019\u00e9vite bien sur), je me retrouve sur la piste au nombreux gu\u00e9 que j\u2019ai prise le jour 2 de mon s\u00e9jour. Cette fois-ci, cependant, ma technique \u00abtrop la classe\u00bb est au point: ralentissement \u00e0 l\u2019approche du gu\u00e9, passage en premi\u00e8re (pour les tout petits, je reste en 2nde), debout sur les cales-pieds, entr\u00e9e \u00abtout doux\u00bb dans le gu\u00e9, on regarde l\u2019autre cot\u00e9 et on acc\u00e9l\u00e8re ce qu\u2019il faut. Evidemment parfois, c\u2019est sablonneux donc ca guidonne dur mais bon, je les tous pass\u00e9 sans tomber. Trop \u00abLa Classe\u00bb<br \/>\nVers 14h30, j\u2019arrive enfin au croisement de la piste qui va \u00e0 Langisjor: un des quelques coins ou je n\u2019ai jamais foutu les pieds. Ca m\u00e9rite un petit casse cro\u00fbte.<br \/>\nEnsuite, c\u2019est encore des gu\u00e9s et des gu\u00e9s et des gu\u00e9s. Je suis l\u00e0 pour apprendre mais bon, je commence \u00e0 avoir ma dose.<br \/>\nPlus tard, c\u2019est du sable, de la caillasse. Je suis de plus en plus stress\u00e9 par l\u2019\u00e9tat de mes pneus, surtout l\u2019arri\u00e8re qui est pratiquement lisse sur la bande de roulement. Saloperie.<br \/>\nAu bout de 30 min, un croisement: \u00e0 gauche, Langisjor, \u00e0 droite Sveinstindur. Je pousse \u00e0 droite et apr\u00e8s 10 min, arrive au bout de la piste. Il y a eu un cahute au bord du lac. Ca ne ressemble pas du tout \u00e0 un refuge, plus \u00e0 une cabane de p\u00e9cheur. D\u2019ailleurs, il y a 2 jeeps. Demi-tour et c\u2019est partis pour la piste de Langisjor. Elle s\u2019enfonce au nord-est dans une grande plaine sableuse. Il n\u2019y a presque plus de gu\u00e9. J\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de roul\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 16h30 puis je rentrerais. Il y a des moments ou je passe juste, d\u2019autre ou je me demande si cela va passer au retour. Soudain, en pleine cote, je croise un groupe de motards en KTM. On papote 2 min, le mec est un peu \u00e9tonn\u00e9 de me voir tout seul. Je le rassure en lui disant que j\u2019ai une radio dans le top-case. Il me dit que le bout de la piste est \u00e0 20 bornes. Ouille cela risque de faire un peu loin. Quand je vois leurs pneus et les miens \u00e0 cot\u00e9, ouiiiiillllle.<br \/>\nAu bout d\u2019un ou deux km et apr\u00e8s une micro-chute, j\u2019arrive au sommet d\u2019un monticule et l\u00e0: whaoouu !! Photos<\/p>\n<p>Il est 16h20, je suis fatigu\u00e9, je rentre.<br \/>\nLes 2,3 passages qui m\u2019inqui\u00e9tait \u00e0 l\u2019aller, sont franchis sans probl\u00e8me par contre, je couche la b\u00e9cane dans un mini-gu\u00e9; ridicule. J\u2019ai regard\u00e9 ma roue au lieu de regard\u00e9 de l\u2019autre cot\u00e9. Enfin, je rel\u00e8ve El Monstro (non sans mal en fait) et repars.<br \/>\nPlus, mauvaise lecture de la rivi\u00e8re avant de m\u2019engager et je choisis l\u2019endroit le plus profond. Arriv\u00e9 au 4\/5 \u00e8me, le moteur cale. Putain, je n\u2019ai pas la force de pousser avec les bras. Du coup; je d\u00e9couvre une nouvelle technique. Genoux cal\u00e9 sur le cylindre et je fais travailler les jambes. Le re-d\u00e9marrage est un peu difficile mais ca repart. De retour \u00e0 l\u2019intersection de la piste principale, je choisis de prendre \u00e0 gauche pour ne pas rentrer par le chemin de l\u2019aller et surtout pour \u00e9viter les gu\u00e9s. Je sais que c\u2019est plus long, en fait, beaucoup plus (j\u2019aurais quand m\u00eame du regarder la carte) mais j\u2019estime que vu mon \u00e9tat de fatigue, c\u2019est mieux. Il n\u2019y a qu\u2019un gu\u00e9 (celui ou je me suis plant\u00e9 au d\u00e9but du s\u00e9jour) et ensuite c\u2019est piste plut\u00f4t bonne puis route n\u00b01.<br \/>\nDonc: arriv\u00e9 au gu\u00e9, je m\u2019engage d\u00e9bout, continu assis, et termine \u00e0 un m\u00e8tre de la fin dans l\u2019eau alors que j\u2019avan\u00e7ais au pas sur le sol caillouteux. La b\u00e9cane s\u2019est couch\u00e9 cot\u00e9 droit. Putain, c\u2018est dur l\u00e0. Aller un dernier effort, gniarrrrffff. Le plus difficile quand on rel\u00e8ve une moto, c\u2019est de trouver une position ou on peut utiliser la force de ses jambes ou ses bras et pas uniquement le dos. L\u00e0, j\u2019ai tout fait avec le dos: mortel<\/p>\n<p>Anyway, c\u2019\u00e9tait le dernier. Maintenant c\u2019est piste puis la route, un peu au dessus de la limite de vitesse (90 km\/h, c\u2019est juste impossible). Sublime vu sur le glacier Myrdalsj\u00f6kull puis sur le promontoire de Hj\u00f6rleifsh\u00f6\u00f0y. Il faudrait que j\u2019y aille. Impossible, plus de jus.<br \/>\nSaucisse (les initi\u00e9s comprendront) \u00e0 Vik et re longue route avec le soleil dans les yeux. Il y a des moments, dans le voyage (comme dans le vie ceci-dit) ou on est juste en r\u00e9sistance. La fatigue ne veut plus rien dire, les paysages d\u2019Eyjafjoll d\u00e9filent dans une douce lumi\u00e8re de fin de journ\u00e9e, les \u00eeles Vestman sont pos\u00e9 sur l\u2019oc\u00e9an \u00e0 porter de main, puis c\u2019est la plaine interminable de Landeyjar. Il y aurait de jolies photos \u00e0 faire mais l\u2019id\u00e9e de descendre de moto, avec tous le cort\u00e8ge de douleurs (\u00e9paule, poignet, jambes) que cela va engendrer est juste \u00abinenvisageable\u00bb<br \/>\nFinalement, arriv\u00e9 \u00e0 20h. D\u00e9shabillage long et douloureux. Douche interminable.<br \/>\nSpaghetti en mattant un DVD d\u2019Ushua\u00efa Nature sur l\u2019Ethiopie (autre terre volcanique). Sublime images puis \u2026dodo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parti \u00e0 12h, rentr\u00e9 \u00e0 20h, parcourus 380 km dont 250 de pistes, franchis un nombre incalculable de gu\u00e9s, tomb\u00e9 4 fois (au moins, et toujours pratiquement \u00e0 l\u2019arr\u00eat), \u00e9paule gauche en compote, poignet gauche inutilisable ce soir, bleus \u00e9normes sur la jambe gauche, bonne balafre sur la droite, et lombaires explos\u00e9, journ\u00e9e hors-norme donc. <a href='https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/le-fou-et-sa-belle\/' class='excerpt-more'>[&#8230;]<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[174,173],"class_list":["post-420","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-voyage","tag-islande","tag-voyage","category-6-id","post-seq-1","post-parity-odd","meta-position-corners","fix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/420","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=420"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/420\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=420"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=420"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.pierrebrihat.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=420"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}